L’odyssée des soldats d’Orient au Musée de la guerre de Thessalonique

Soldant une abri pendant la premiere guerre mondiale

Le bâtiment qui abrite le Musée de la Guerre de Thessalonique a été construit en 1900 et utilisé par l’armée grecque après la libération de la ville en 1912. Thessalonique est l’actuelle capitale de la Macédoine grecque.

Les travaux de rénovation et de reconstruction ont débuté en 1993. Une fois les travaux terminés, le musée a été ouvert au public en 2000.

Des casques francais dans le musée militaire de Thessalonique
Deux casques français « Adrian » d’un régiment d’artillerie. Photo: WAR MUSEUM THESSALONIKI’S BRANCH

Dans ses salles d’exposition, plus de 10.000 objets retracent l’histoire contemporaine de la Grèce.

La collection est riche et comprend des photographies, des uniformes militaires, des armes, des répliques, des œuvres d’art, des cartes, des peintures et des objets provenant des armées de différents pays des Balkans.

Les nombreuses expositions couvrent les guerres des Balkans, la Première Guerre mondiale, la guerre gréco-italienne, la bataille de Crète et la Seconde Guerre mondiale.

Les effets personnels d’un officier français. Photo: WAR MUSEUM THESSALONIKI’S BRANCH

Parmi ces milliers d’objets, on remarque notamment de nombreux vestiges de l’expédition de Salonique qui se déroula de 1915 à 1918. Un sujet malheureusement encore largement méconnu mais qui fut un épisode très important de la Première guerre mondiale.

Sur le front de Salonique, rien de nouveau?

Après le désastre de la campagne des Dardanelles contre l’Empire Ottoman, une partie des forces françaises a été incorporée dans « l’Armée d’Orient » pour une nouvelle mission, direction les Balkans. Sous le commandement du général Maurice Sarrail (1856-1929), les unités débarquent à Salonique en octobre 1915.

Soldats francais en 1915 pendant la campagne d'Orient contre les bulgares
Des soldats français arrivent à Thessalonique en 1915. Photo: Bibliothèque nationale de France

Le général Sarrail a trois objectifs. Premièrement, sauver l’armée serbe en déroute. Deuxièmement, maintenir la neutralité grecque. Troisièmement, écraser l’armée bulgare.

Les hommes souffrent. Des mouches, des puces et autres parasites, en quantité innombrable font des piqûres qui souvent engendrent fièvre et maladies (typhus, paludisme). Le manque d’eau pour le lavage, le froid et la nourriture presque exclusivement carnée provoquent la dysenterie. C’est dans ces conditions que des combats décisifs dans un paysage montagneux vont alors se dérouler et précipiter de plusieurs mois la fin de la Première Guerre mondiale. L’une d’elles, la Bataille de Skra-di-Legen, se déroula autour du massif montagneux du Páiko (dont le sommet culmine à 1 650 mètres d’altitude), les 29 et 30 mai 1918. Les troupes grecques appuyées par l’artillerie française remportèrent une victoire glorieuse contre les bulgares.

L’expédition de Salonique fut dans son ensemble meurtrière. On estime aujourd’hui que plus de 70 000 poilus ne revirent jamais le sol français.

Pour les plus intéressés, il existe un excellent documentaire sur ce sujet. Les Oubliés de la victoire. L’odyssée des soldats d’Orient réalisé par Cédric Gruat en 2018.

INFORMATIONS IMPORTANTES:

  • Adresse: 4 Grigoriou Labraki, Thessalonique – Grèce
  • Site internet: https://www.warmuseumthessaloniki.com/
  • Ouvert toute la semaine de 10h à 17h.
  • Entrée payante. 2 Euro le lundi et 4 Euro le reste de la semaine.

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