Le musée de la Bataille de Stalingrad. Excursion à Volvograd en Russie.

La Statue de la Mère-Patrie. Inaugurée en 1967, elle fait 85m et surplombe Volvograd. Photo: Музей-заповедник "Сталинградская битва"

Mis à jour le 31/01/2020

La ville de Stalingrad (aujourd’hui Volvograd) a été détruite à 90 % pendant la Seconde guerre mondiale. Elle fait partie de ces villes d’ex-URSS assiégées par l’armée allemande qui furent considérées comme « héroïques » par le pouvoir soviétique, tout comme Minsk en Biélorussie ou encore Moscou.

Un musée inauguré en 1982 retrace l’histoire de la bataille de la Stalingrad. Sans doute la bataille la plus effroyable et la plus importante du XXe siècle.

Comment y aller ?

Volvograd est une ville d’un million d’habitants qui se trouve à l’Ouest de la Russie, à 915 km au sud de Moscou. Facilement accessible par avion ou train de Saint-Pétersbourg et Moscou.

Le bâtiment principal du Musée-panorama « Bataille de Stalingrad ». Photo: Музей-заповедник « Сталинградская битва »

Le musée, lui, se trouve sur la rue Chuikova au bord de la Volga.

Que voir ?

La bataille de Stalingrad est expliquée grâce à 8 salles d’exposition contenant plus de 3 500 pièces et 4 dioramas.

Une PPSh-41 russe avec un chargeur courbe de 35 coups. Ce pistolet mitrailleur a été produit à plus de 6 millions d’exemplaires. Photo: Музей-заповедник « Сталинградская битва »

L’exposition est subdivisée à la fois chronologiquement et thématiquement. La première salle concerne le début du siège de Stalingrad par la Wehrmacht (qui commença en juillet 1942) , alors que la deuxième salle célèbre le courage et l’héroïsme des défenseurs soviétiques. Les salles suivantes sont dédiées aux souffrances de la population civile et à la contre-offensive russe. Enfin, les deux dernière salles présentent les photographies des Généraux et Maréchaux de l’Armée rouge impliqués dans ce combat titanesque tandis que la dernière salle, comme on pouvait s’y attendre, célèbre la victoire finale (Le 2 février 1943, le Général Friedrich Paulus donne sa reddition).

Des pièces de fouille, témoins des combats. A droite, un casque en acier « SSh39 » en dotation dans les troupes soviétiques pendant la guerre. Photo: Edmund Gall / Flickr

Le Musée conserve une extraordinaire collection d’armes (dont le fusil du sniper Vassili Zaïtsev !), d’équipements militaires, d’uniformes, de documents, de photographies, de bannières et d’œuvres d’art.

À côté du bâtiment, vous verrez un vestige des horreurs de la guerre – les ruines du moulin de Gerhardt . Construit en 1903, Ce bâtiment en briques rouges de cinq étages porte les stigmates du conflit. Il n’a jamais été rénové ou démoli après-guerre. Comme un rappel pour les générations futures.

En face du Moulin se trouve la spectrale et tristement célèbre fontaine de Barmaley. On y voit un groupe d’enfants dansant autour d’un crocodile. Il s’agit d’une copie récente de la fontaine originale qui fut détruite. Photo: Музей-заповедник « Сталинградская битва »


Vous verrez également, non loin, la maison de « Pavlov ». Le bâtiment fut défendu courageusement pendant 60 jours par le sergent Yakov Pavlov et ses hommes contre les assauts incessants de l’Armée allemande. Placé sur le toit, Pavlov aurait sévèrement endommagé à lui seul une douzaine de Panzers allemands avec un fusil antichar.

Une bataille dantesque qui a duré plus de 6 mois !

Immortalisée par le film « Stalingrad » de Jean-Jacques Annaud sorti en 2001, la Bataille de Stalingrad a causé près de 2 millions de morts, ce qui représente une hécatombe d’environ 5000 victimes par jour pendant toute la durée des affrontements.

Mal connue à l’Ouest, cette bataille est pourtant, selon les historiens, la grand tournant de la Seconde guerre mondiale. Elle est la plus grande défaite militaire du Troisième Reich et le plus grand triomphe de Staline. Après des mois d’escarmouches, de fusillades, de combats au corps à corps, de bombardements et de sang, les troupes allemandes (qui sont mal équipées pour la rudesse de l’hiver) se retrouvent encerclées dans les ruines de la ville, souvent blessées et affamées. Elles se rendent finalement par milliers le 3 février 1943.

Le capitaine allemand Wilhelm Traub, 47 ans, armé d’une mitraillette russe PPSch 41 (de prise) dans les ruines de Stalingrad à l’automne 1942. Il sera porté disparu quelques mois plus tard. Photo: Archives fédérales allemandes

En 2013, un film russe à gros budget, réalisé par Fiodor Bondartchouk, a aussi utilisé comme trame de fond la Bataille de Stalingrad. Intitulé simplement et logiquement « Сталинград » (Stalingrad), il restitue avec un aspect visuel très convaincant la destinée romancée d’un bataillon de soldats russes dans les ruines de la ville assiégée.

INFORMATIONS IMPORTANTES:

  • Adresse: Rue Chuikov 47, Volvograd, Russie.
  • Tarif: 250 roubles (3,64 Euro en janvier 2020)
  • Horaires: Mardi, mercredi, vendredi, dimanche de 10h00 à 18h00. Le Jeudi de 13h00 à 21h00. Le Samedi de 10h00 à 20h00. Fermé le lundi.
  • Site: https://stalingrad-battle.ru/

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